et Depuis de longues années, j’associe de manière privilégiée le travail sur le mental à toutes mes activités. Je me suis rendu à l’évidence, le physique est important certes, pour une bonne pratique et pour obtenir des bons résultats dans la « norme ». Mais si le mental ne suit pas, la performance ne sera jamais exceptionnelle !
Quand je reçois mes stagiaires, qu’ils soient sportifs de haut niveau ou chefs d’entreprises, la première de mes actions est de leur apprendre à gérer leur stress, leur motivation et d’établir une juste corrélation entre leur façon d’agir et les modifications nécessaires à atteindre leurs objectifs.
« La compétition est aussi présente dans le sport que dans la gestion d’une entreprise, c’est alors que le mental fait toute la différence »
J’ai souvent entendu que certains avec un terrain de prédilection ou un terrain favorable à agir sans stress ni craintes, non seulement je ne le pense pas mais de plus, je le prouve !
La logique démontre que chacun a en soi les capacités à agir et à réagir, à force d’entrainement et de régularité, on sera capable renforcer ses capacités et ses qualités et de les mettre à profit dans les situations que l’on pensait ne jamais pouvoir affronter ou tout au moins sans aisance ni sérénité.
J’insiste pour rappeler que l’entrainement doit être régulier, la répétition des actes et la motivation feront la différence, c’est l’investissement de chacun qui tend à la performance.
La préparation n’est pas hasardeuse, donnez-vous les moyens et apprenez à puiser en vous la force nécessaire à la réalisation de vos souhaits. Les plus introvertis et les plus timides m’ont remercié des prouesses réalisées au sein de leur entreprise ou encore lors de leur dernière compétition !
Apprendre seul, dans les bouquins ou par de « vagues » conseils, ne permettent que rarement d’aboutir au résultat, rien ne vaut l’expérience partagée et la connaissance transmise. Je m’efforce de suivre ceux qui me font confiance et de les rendre autonomes dans leurs choix d’entourage afin de se réserver ce qu’ils ont de meilleurs autour d’eux.
Nous devons prendre le temps et trouver le temps, que ce soit en milieu sportif comme en entreprise, ceux qui veulent brûler des étapes, ne font que brûler des calories mal utilisées ! Nous devons faire abstraction de ce que nous connaissons qui ne fonctionne pas pour se lancer dans une nouvelle quête de l’inconnu qui lui fera ses preuves. C’est ce que je m’efforce de transmettre depuis quelques années et je peux enfin en peser le juste résultat en retour.
Pour certains compétiteurs, de nombreux coachs leurs apprennent à se donner le droit à l’échec, c’est une approche importante en effet pour eux mais je n’y travaille pas personnellement, car je n’y pense pas, cela ne fait pas partie de mon état d’être ! En revanche, je leurs apprends à ne pas aller chercher le résultat tout de suite et le laisser venir à eux… Cette façon d’agir est largement détaillée lors de mes stages mais ne peut être expliquée ici car cela nécessiterait de prendre en considération trop de cas possible.
En coaching d’entreprise, on appelle ça la transformation des pensées parasites en pensées positives, plus facile à faire qu’à dire ? Détrompez-vous, la solution peut-être bien plus évidente que vous ne l’imaginez.
En théorie, il faut mettre en application les longs apprentissages dès que possible et évaluer autant qu’analyser la progression obtenue, c’est l’objet des séances répétitives et la mission que j’accepte souvent lors du premier entretien.
En Art-Martial, la concentration et le vide en soi vous permet d’aborder la totalité des aspects en parfaite harmonie avec votre corps et trouver son équilibre dans le mouvement comme dans l’attente…
En Apnée, en fonction des disciplines, je me balade entre le conscient et l’inconscient, je reste toujours concentré et j’oriente mes réflexions avant, pendant et après les efforts sur le comportement de mon corps pendant la pratique. C’est grâce à cette fonction d’opérer qu’il m’est possible de me faire plaisir dans la performance et de ne pas chercher autre chose que ma propre satisfaction.
La mémoire importe beaucoup à ce niveau, pour ceux qui oublient vite leurs actions et réactions, je leur recommande vivement de prendre des notes car c’est le contrôle sur notre pratique qui nous permet d’augmenter nos performances.
La diversité des activités liées à l’apnée ne fait pas différer la manière idéale d’agir au niveau du mental, les particularités de chaque pratique nécessitent un contrôle parfois différent tout en sachant que le résultat escompté restera toujours le même :
rester le plus longtemps possible sans respirer pour une satisfaction toujours plus agréable !
Personnellement et depuis le début de cette pratique, je n’ai jamais forcé, ceux qui me connaissent bien l’ont constaté. J’ai commencé enfant et j’ai toujours privilégié le confort et la sagesse dans la pratique. Après des centaines d’entrainements, naturels ou en club, des milliers d’apnées en piscine, en mer, en lac ou encore à sec, je peux dire sans prétention que je ressens bien mon corps et les réactions que procure l’apnée sur moi !
Parfois le comptage des spasmes, parfois le constat de brûlures dans mon corps tout entier, parfois un endormissement presque total, parfois le survol d’une absence encore contrôlée… (ou contrôlable ?) Autant de situations différentes et rencontrées pratiquement au moins une fois à chaque entrainement sans jamais atteindre un seuil de douleur. Je garde ainsi une bonne marge de manœuvre si un jour j’avais besoin d’aller plus loin mais pour le moment, ça n’a jamais été le cas. « Je me prépare désormais pour aller plus loin, plus longtemps, mes entrainements sont sérieux et journaliers parce que j’en ressens le besoin et l’envie.
Depuis « le Grand Bleu » et l’impact que cette belle histoire a eu sur nous tous, l’apnée est devenue une pratique qui interpelle beaucoup de monde. On devine bien la complexité de cet art mais on se laisse entrainer aussi parfois dans le mysticisme de tout ce qui se passe autour de l’apnée !
L’idée de ces deux champions qui, comme envoutés, se laissent aller dans les profondeurs a contribué aussi à amplifier ce phénomène.
Pour ma part, mon quotidien reste banal, partagé entre maison, boulot, dodo ! Mais quand je plonge ou que je pratique mes exercices respiratoires, quand je suis au contact de l’eau, ne serait-ce que visuel, j’oublie tous mes soucis, j’oublie toutes mes contrariétés et aussi bizarrement que cela puisse paraître, je me retrouve près de ceux que j’aime ! C’est une force incontestée qui brûle en moi et je ne l’échangerai contre rien au monde. C’est pourquoi je laisse toujours une place au rêve, celui de pouvoir un jour rejoindre les dauphins et me mélanger à eux pour l’éternité.
L’ouverture de ce blog m’a permis de vous démontrer mes performances acquises et en pleine évolution aussi, vous y trouverez peut-être vous-même des réponses, je le souhaite en tout cas et si l’occasion se présente, je participerai peut-être à quelques partages dont je me ferai un plaisir d’en détailler le déroulement pour tous les passionnés qui apprécieront ces témoignages.
[Une eau plus chaude que la température extérieure :-)[/caption]
Message d’un matin hors du commun pour la plupart mais faisant partie du mien 🙂
2013 Entrainement un matin tôt face à une mer calme et attirante (hé oui, ce n’est pas le 2°C ni la légère couche de neige sur laquelle piétinent les goélands argentés qui m’enlèveront cette envie folle de plonger !!!), l’air vivifiant me pique les poumons à l’inspiration profonde mais je cherche un coin abrité pour éliminer cet aspect bloquant pour mes exercices !
Comme je l’ai déjà expliqué, en respirant amplement, on détend les muscles intercostaux et on libère la cage thoracique, la pratique du Pranayama induit une suite d’inspirations (puraka), expirations (rechaka) et rétentions du souffle (kumbhaka), c’est ce dernier aspect ce matin que j’ai développé pour distribuer toute l’énergie possible dans mon corps tout entier. Ces techniques sont réellement particulières et si vous les percevez bien et qu’elles vous ont été bien enseignées, vous pourrez orienter le mouvement des énergies dans votre corps à l’image des exercices de Qi-Gong.
J’arrive tôt, le ciel s’éclaire peu à peu, j’oublie très vite le froid et je m’adapte à mon environnement chaque fois différent, je développe cet équilibre impératif et dont j’ai strictement besoin entre
corps et attitude, contrôle des émotions et direction de la pensée !
En apnée on rappelle souvent la consommation des 20 % de l’oxygène inspiré par notre cerveau, ça fait de lui le plus grand consommateur de notre corps ! Alors inutile de vous détailler le bienfait général que procure une bonne respiration 🙂
Un ami professeur en pneumologie m’expliqua un jour qu’il ne comprenait pas où je voulais en venir en pratiquant certains de mes exercices ! C’est en constatant l’abaissement de mon rythme cardiaque (*) aussi vite avec ou sans effort et le calme ainsi obtenu malgré les difficultés du quotidien qu’il comprit clairement quelle était ma démarche 🙂
J’apprécie tellement cette sensation, je suis tellement heureux de pouvoir pratiquer ma discipline préférée en savourant chaque aspect qu’elle représente que je pense ne plus jamais pouvoir me passer de cette drogue.
Je garde toujours en tête l’image de mon mentor Jacques Mayol qui plongea jusqu’à la veille de sa mort à 74 ans ! Comme tous, je ne suis pas épargné par les aspects négatifs du quotidien, mais je vous garantis que mon approche de chaque journée est faite de façon à oublier facilement ces visions improbables et tristes qui m’ont été imposées !
C’est cette recherche qui me conduit à tirer le maximum des aspects positifs à la pratique des exercices respiratoires.
Ces techniques acquises m’apportent une satisfaction énorme sur le plan de l’énergie et de la conscience et comme dirait mon maître de Qi-Gong, restent une alliée inestimable qui permet une meilleure prise de conscience de soi.
Cette petite introduction d’un matin parmi les autres pour partager avec vous tous ces moments de bonheur pas si difficiles que ça à obtenir… Une bonne heure de communion avec la nature, la mer, le vent, les oiseaux comme j’aime à le rappeler, prendre de mon sommeil pour capitaliser sur ma journée ne me fatigue pas plus et surtout me permet d’optimiser chaque fois mes actions à mener.
Pour vous mes amis auxquels je pense régulièrement et pour mes visiteurs, bonne journée et profitez-bien 🙂
(*) J’évoque en fait les exercices notamment qui permettent d’abaisser le rythme cardiaque, précurseur en la matière, Jacques Mayol m’enseigna ce concept dès les premières années de ma pratique de l’apnée profonde !
Sans aller chercher trop loin, quand on parvient à trouver le calme en soi, quand on parvient à ne plus entendre les sons environnants, quand on parvient à s’extraire de soi, le temps d’une apnée dynamique, il faut se préparer psychologiquement car mentalement on y est parvenu, il faut préparer son entourage à ce que l’on fait, en particulier celui qui vous fait la surveillance et qui doit être le plus vigilant de tous et enfin, ne pas dépasser certaines limites afin de connaitre son corps et ses réactions qui vous permettent de remonter quand c’est nécessaire, quand le plaisir est total et qu’il ne représente pas encore un danger…
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« La plaine abyssale » (c) Tout droit réservé David Mesmacque 2012…
C’est un projet vidéo et sonore pour lequel j’ai écrit les paroles et la mélodie, d’une plongée profonde que je ferai un jour peut-être (je remettrai au point nos séances d’entrainement pour que tout soit parfait) si ma chérie et moi-même maintenons ou augmentons nos performances ! La destination est aussi prestigieuse qu’alléchante, encore confidentielle, nous ne la révèlerons que lorsque nous l’auront réalisée…
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Le 04 novembre 2014, j’obtenais un temps incroyable en statique de 8″35′, je sais aujourd’hui que mon physique n’évoluera que très peu (capacité vitale). Mais mon travail énorme sur ma préparation mentale, l’observation de mes nombreux changements sur mes entrainement comme lors de mes exercices hebdomadaire l’été 2015 me permettent de confirmer que j’évoluerai toujours car mes limites ne se trouvent désormais que dans la gestion de mon mental.J’ai déjà oublié les 7″34′ réalisées auparavant de ce nouveau record personnel et j’avais oublié de la même manière les 6″48′ réalisées encore avant.
Je ne me suis pas fixé de limite et je ne m’impose rien en ce sens, quand certains espèrent atteindre les 6mn pour pouvoir participer à des compétitions de haut niveau, je souris en les dépassant pratiquement à chaque entrainement et comme vous le savez, mon objectif n’a jamais été de me battre pour réaliser un temps supérieur à un autre apnéiste, mon projet au contraire est de l’aider à se dépasser lui-même et savourer le temps partagé avec moi (un temps un peu plus long qu’à ses habitudes bien sûr 🙂 ).
Il n’y a pas un entrainement qui soit fait sans méditation préalable, pour ma part, j’en profite toujours pour associer mes différentes activités, ici, un travail « poumons vides » et visualisation mentale (plus de 2mn en apnée à sec sans air autre que l’air résiduel) qui précède une superbe séance de katas sur le sable…
Mon binôme (dans mes activités professionnelles comme dans ma vie), s’entraine désormais avec moi chaque fois que possible, grande nageuse, elle nage au dessus pendant que je suis en dessous ! Elle est ma jumelle dans la réalisation de mes Katas, élève assidue, performante à souhait, je ressens de ce fait une admiration permanente et un plaisir incessant à fusionner lors de nos multiples partages. Elle continue ses entrainements afin de maintenir son physique et son mental à la hauteur de mes exigences, elle y parvient allégrement et associe désormais les séances d’apnée à celles de natation pour peut-être un jour m’accompagner en profondeur pour mon projet cinématographique.
Elle a doublé son temps en STA lors de notre voyage de noce en 2018 seulement en appliquant mes principes de base en travaillant avec moi et nous commençons nos entrainements en descente pour les besoins de mon film. Ces entrainements répétitifs nous laissent envisager ensemble de beaux projets à venir…
Dernière performance obtenue sans prendre de risque, 7″05′ en mer cet été 2020 pour moi et plus de 3″ pour elle, quelle satisfaction…
Et VOUS ? Appelez-nous ou écrivez-nous pour partager ces moments privilégiés et préparer votre avenir mental et physique comme nous vous le démontrerons.
David & Sylvie