Dès mes premiers pas dans le monde fascinant des arts martiaux, à l’âge de 11 ans, j’ai été captivé par la richesse et la profondeur de cette discipline.
Mon voyage a débuté avec le karaté, une pratique qui s’est rapidement révélée être bien plus qu’une simple méthode de défense : c’était une voie vers l’équilibre, mêlant maîtrise de soi et apprentissage de techniques de combat diversifiées, ainsi que l’art du maniement d’armes traditionnelles.
Les arts martiaux m’ont enseigné que leur essence ne réside pas dans l’agression, mais dans la capacité à canaliser et détourner le négatif, tant à l’intérieur qu’autour de nous.
Mon exploration des arts martiaux s’est enrichie de nombreuses pratiques, du judo initialement abordé sans conviction, au karaté qui a capturé mon cœur dès ma première visite en dojo.
Cette passion m’a accompagné durant de nombreuses années, me faisant découvrir un spectre de valeurs spirituelles et philosophiques, unique à chaque discipline.
Sur mon blog, je vous invite à plonger dans l’univers captivant des arts martiaux, où chaque entraînement, chaque « kata » est une fenêtre ouverte sur un monde de diversité et d’évolution sans limites.
Ici, le riche héritage culturel chinois et japonais se mêle harmonieusement, offrant une expérience aussi variée qu’enrichissante. L’art de la confrontation, ainsi que le maniement d’armes traditionnelles telles que le Nunchaku, le Sabre japonais, le Tonfa et le Bo, constituent la toile de fond de cette discipline qui continue de façonner mon quotidien.
Explorez avec moi cette passion qui transcende le temps et les frontières !
Personnage réel qui grâce au roman de Yoshikawa fait partie intégrante du folklore japonais actuel !
Depuis 2001, je pratique régulièrement le Qi-Gong qui a largement contribué à ce que je puisse atteindre des performances exceptionnelles en Apnée. Cette discipline reste la dominante de ma concentration et de ma force d’entrainement.
Introduction au Qi-Gong :
Le Qi-Gong (prononcez CHI-Cong) est un art traditionnel chinois qui date de plusieurs millénaires, la tradition veut que le Qi-Gong soit pratiqué non seulement pour entretenir une qualité de vie et de bien-être inégalable mais également pour combattre des maladies ou des douleurs s’instaurant nouvellement.
Il est nécessaire de le pratiquer quotidiennement afin de maîtriser de plus en plus son « Shi » (qui signifie le vent, la respiration, le souffle, l’esprit universel) de savoir le diriger, le répartir et surtout le ressentir.
Le Qi-Gong peut se pratiquer de différentes façons mais le but reste la multiplication du Shi dans l’organisme et son transport vers les endroits du corps où il doit agir. Grâce aux exercices, on apprend à diriger le Shi par l’imagination vers une sorte de centrale énergétique (phase particulièrement intéressante dans la pratique de l’apnée statique).
C’est par le biais de la respiration que les échanges se font, principalement par l’inspiration et par l’expiration où l’on puise « toutes les forces de l’univers »…
Faire le vide, inspirer lentement et s’évader un instant…
Toute action nécessite un travail respiratoire et un équilibre parfait…
Le Qi-Gong est représenté par des exercices chinois vieux de quelques millénaires ayant la vertu de maintenir la santé de prolonger la vie est de traiter les maladies chroniques déjà traitées dans les anciens textes taoïstes bouddhistes et confucianistes ainsi que dans le plus vieux traité chinois.
Les perceptions se font par les cinq sens mais aussi par le Shi en d’autres endroits du système nerveux.
En pratiquant le Qi-Gong, on apprend à activer le Shi par la respiration et le mouvement. Il y a alors corrélation entre matière et énergie, grâce à certaines techniques respiratoires on devient capable d’exploits physiques non explicables par l’application de la seule force musculaire (je vous donnerai quelques exemples un peu plus tard, soyez patients)
Certains mouvements au ralenti permettent de faire couler lentement le courant du haut vers le bas, de l’intérieur vers l’extérieur et de l’extérieur vers l’intérieur, le corps est entouré d’une sorte de manteau de Shi à l’intérieur duquel il se meut dans un équilibre parfait.
L’objectif final sur du long terme est de connaître le bien-être du corps et de l’âme mais aussi d’améliorer de façon très significative la manière d’approcher les maladies chroniques ce qui est loin d’être négligeable.
Plus concrètement encore, certains exercices me permettent aujourd’hui à chaque début d’entrainement d’Apnée dynamique, de me calmer, de faire le vide, de pénétrer dans un monde plus « personnel » faisant abstraction des bruits et des gênes environnants et aussi et surtout d’abaisser mon rythme cardiaque aux alentours de 54 pul/mn, ma meilleure performance (hors de l’eau) étant de 44 pul/mn.
« La pratique du Qi-Gong prend en compte l’homme dans son ensemble. »
Le calme et la disponibilité, plus une excellente technique rendent le pratiquant capable de performances mentales et physiques étonnantes. Un état pour certains, un objectif pour d’autres !
« Avoir atteint le wuwo » (ne plus se sentir séparer des objets).
Émettre les sons au Qi-Gong :
Un internaute ayant évoqué cette pratique, j’en profite pour en faire une approche ici :
D’une manière générale, les sons associés aux gestes en relation avec les différents organes (foie, cœur, rate, pancréas, poumons et reins), ainsi que le triple réchauffeur, servent à éliminer par la vibration générée, la « mauvaise » énergie que l’on capitalise en soi.
Cette méthode est liée plus particulièrement à l’école taoïste. Les mouvements paraissent toujours facile à pratiquer, il faut en revanche bien visualiser ce que l’on fait à l’inspiration et à l’expiration. En résumé : à l’inspiration, on imagine l’énergie pure et positive qui entre dans l’organe, à l’expiration, on rejette l’énergie perverse de l’organe qui sort avec le son.
Quel que soit le mouvement pratiqué, il doit se faire en douceur, sans heurt, sans blocage, ni physique, ni mental. Les sons émis pendant ces mouvements particuliers, font vibrer le larynx, les cordes vocales, les sinus et le diaphragme. Cette vibration se transmet aux méridiens internes qu’elle parcourt jusqu’aux points périphériques de la tête, des pieds et des mains.
Encore une fois, les positions de base doivent être maitrisées, le corps et l’esprit ne font qu’un et le sentiment de bien-être est présent à chaque instant.
Mes « élèves » repartent avec le sourire aux lèvres que je leurs ai donné pendant la séance ! Mais ce dont ils se souviendront toujours, c’est que ce sont eux qui me l’ont donné en arrivant… DM
On évoque le Qi Gong des six sons qui réunit les deux qualités complémentaires du Qi Gong Yang dynamique (en mouvement) et du Qi Gong Yin (méditatif). Le but reste toujours le même, cette pratique contribue à maintenir ou rétablir harmonieusement la circulation du Qi des méridiens et du Qi des organes. Le résultat final reste le passage équilibré du Qi dans les différentes parties du corps. La pratique développe ainsi le maintien de la santé et l’autoguérison.
Pour conclure, ce travail relève d’une pratique assidue et ne peut se maitriser dans sa diversité qu’après de longs entrainements. Certains sons ne sont pas audibles par exemple, seuls certains organes comme le foie et les reins nécessitent d’émettre les sons à voix haute. La structure harmonique du son est ainsi faite qu’elle vous pénètre tout entier et accentue le bienfait déjà obtenu par les mouvements uniques. Les sons, restent des compléments à la pratique normale et accélèrent vraisemblablement le processus de bien-être obtenu dans tous les cas par les entrainements traditionnel.
Ceux qui me connaissent déjà m’ont vu pratiquer aussi le maniement du sabre, je dispose d’un superbe Masahiro, qui me suit partout et bien que m’entrainant souvent en temps de reprise avec un bokken, toutes mes démonstrations se font avec mon Katana chéri 🙂
Position énergie Respiration !

Faire le vide au milieu des arbres…
Masahiro
Mon sabre m’a été offert par une amie, maître de son art, notre complicité nous a permis de partager cet art et cette passion pendant presque deux ans.
Le sabre Masahiro représente une fusion remarquable entre l’art ancestral de la forge japonaise et la modernité de techniques de fabrication avancées. Conçu dans le respect des traditions séculaires des maîtres forgerons japonais, chaque sabre Masahiro est bien plus qu’une simple arme : c’est une œuvre d’art, un héritage qui perpétue la quête de perfection et d’harmonie qui caractérise l’esprit du Bushido.
Fabriqués à partir d’acier de haute qualité, les sabres Masahiro bénéficient d’un soin méticuleux à chaque étape de leur création, de la forge à la trempe, en passant par le polissage et l’assemblage.
Cette attention portée aux détails assure non seulement une qualité exceptionnelle mais aussi une performance inégalée, rendant chaque sabre unique en son genre.
La lame, cœur du sabre Masahiro, est le fruit d’un équilibre parfait entre résilience et tranchant, capable de résister aux épreuves les plus rigoureuses tout en conservant une coupe précise et délicate. Sa beauté est rehaussée par des motifs subtils qui se révèlent à la lumière, témoignant de la technique de forge unique à Masahiro.
Le manche, conçu pour offrir une prise en main optimale, est souvent orné de motifs traditionnels japonais, ajoutant une dimension esthétique et spirituelle à l’arme. La garde, finement ouvragée, non seulement protège la main mais sert également d’élément d’équilibre, soulignant la fusion entre fonctionnalité et design.
Posséder un sabre Masahiro, c’est hériter d’une part de l’histoire et de la culture japonaise, un honneur qui engage au respect de l’art martial et à la poursuite de l’excellence. Que ce soit pour la pratique des arts martiaux, la collection ou simplement pour l’admiration de son esthétique, le sabre Masahiro incarne la passion, la discipline et l’art de vivre des samouraïs.
Ōyama une autre voie…
Depuis peu et malgré une culture pendant de longues années basée sur le Shotokan traditionnel, j’oriente une partie de mes entrainements vers une nouvelle forme de karaté plus rude où maîtrise du corps et de l’esprit passe par des épreuves de grande résistance physique.
Ne pas penser à la fatigue, à la douleur, au froid…
Peut importe que l’on soit pauvre, l’homme qui est prêt à tout pour atteindre son but, qui va de l’avant est grand et beau, cet homme ne peut être que noble…
Choi Yeoung-eui « Ōyama »
Maître Ōyama donne à son style le nom de Kyokushinkai (l’école de l’ultime vérité). Les combats se déroulent au K.-O. La casse et l’endurance servent aux élèves à se tester et à se surpasser ; kihon et kata y sont les outils principaux permettant à chacun de progresser sur la « voie ».
Le karaté Kyokushinkai est un style qui s’appuie sur une condition physique, une résistance et un mental à toute épreuve. Tout ceci se rajoute aux techniques traditionnelles du Karate et à une souplesse tout à fait exceptionnelle de tout bon pratiquant de cet Art Martial.
Mon DOJO !
Il m’a fallut quelques temps pour enfin réaliser le complément indispensable à une bonne pratique, serein et détendu, captant toutes les énergies autour de moi et mettant en pratique tous les acquis, à la recherche de ceux qui se proposent encore à moi !
Je pourrai vous détailler les étapes avec tellement de plaisir, je préfère réserver mon temps à mes amis qui le partagent avec moi et vous faire découvrir quelques photos prises au fur et à mesure de ma création.
Je précise malgré tout qu’à l’exception des lames de terrasses traitées brutes, j’ai utilisé des matériaux de récupération provenant de démolitions diverses, les nettoyant, ponçant, traitant afin de leurs redonner un aspect correct et surtout me permettant de les exploiter pour faire de mon Dojo, un lieu de culte et de ressource, où l’esthétisme rejoint l’utile et où la matière s’unit à vous pour que l’esprit puisse s’en détacher comme il se doit.
Explications :

Choisir un endroit au calme et exposé idéalement par rapport au soleil, au vent, aux insectes et aux arbres…

Prévoir le futur, la résistance dans le temps, s’imaginer déjà dessus et anticiper sur les bruits du bois sous les pieds, l’élasticité du plateau, l’adjonction des différents éléments à venir (Pagode, barrière, outils d’entrainement…)

Insérer les bons matériaux et éviter les mauvaises surprises !

Assembler, protéger, isoler, renforcer, anticiper…

Une fois le support raboté, les lames ébavurées, poncées et traitées, il me restait alors à conclure en unifiant le résultat final par une de mes couleurs préférées : Le chêne Doré !!!
Et voila le nouvel emplacement d’entrainement pour vous accueillir et partager ces passions avec moi…
Après la présentation du Dojo, voici enfin fini mon homme de bois.
Démarré au printemps, sculpté et taillé dans la masse à partir d’un chêne coupé de mes mains !
Voici quelques étapes qui vous montrent combien il faut être passionné pour arriver à un bon résultat !
Pour les passionnés comme moi de Wing Chun.

Des dizaines d’heures de travail et de détente surtout à me concentrer sur la noblesse de la matière, caressant le bois, étape après étape, voyant ce tronc changer d’aspect au fil du temps, corrigeant les imperfections et trouvant des solutions au fur et à mesure que se présentaient les problèmes (comme percer des trous carrés de 6×8 à travers 25cm de chêne ou encore pour déplacer l’ensemble qui pesait près de 90kg au début et pèse encore un peu plus de 60kg au final…) !
Vous pouvez d’ailleurs voir sur la photo le diable que je me suis confectionné pour déplacer mon homme de bois 😉
ATTENTION : Le bois, très jeune a continué de travailler et s’est fendu, qui a nécessité un travail de finition !
Extrait de mon article sur le sujet :
<< …Cette pratique interne consiste à donner une explosion de force interne d’une amplitude réduite après avoir touché la cible à faible vitesse. C’est tout le corps qui produit cette onde de choc, utilisant à la fois le poids du corps, la détente globale du corps utilisé comme un fouet et l’addition des forces de toutes les articulations. Ces qualités sont travaillées dans toutes les formes, progressivement, jusqu’à en venir à réaliser le fondement du Qi Gong et de sa circulation dans les méridiens. Interne veut dire se maitriser soi-même et non pas maitriser son adversaire en premier…>>

Il existe plusieurs manières de maintenir le mannequin en place, en le fixant au mur, en le montant sur un pivot, ou sur trépieds, en le scellant au sol ou en noyant son pieds dans un contre-poids. Le mien à l’image de certains shīfù ne sera pas fixé afin de m’obliger à contrôler encore plus les mouvements…Le voici donc fini :Vous pouvez voir également mon Makiwara, fait dans un poteau de bois exotique à mon goût et à ma taille.
Précision : Le makiwara doit être utilisé avec mesure, car il peut entraîner des traumatismes profonds aux mains et des problèmes d’articulations. Mon objectif n’est pas de forcer comme une brute mais plutôt de m’en servir comme appareil de précision pour donner des coups. Mains, coudes et pieds en associant le plaisir des yeux car tout est de bois autour de moi.
« Seule l’union harmonieuse du cheminement physique et du cheminement spirituel conduit au développement de la personne dans sa totalité.«
« N’oublions pas que l’art du sabre, tout comme le karaté-do, est avant tout l’art de ne pas dégainer. C’est une protection non une provocation.«
G.Funakoshi


